• - Virginie -

L'ancrage

Mis à jour : 4 juin 2019



Qui ne s'est jamais entendu dire :


"Être ancré c'est important ! "

"Il faut que tu t'ancres ! "

"C'est en étant ancré que tu pourras plus facilement regarder et accepter tes émotions ! "...



Moi même il m'arrive de le dire ! Merci du conseil...!


Ce dernier peut-être précieux, quand la personne en face sait de quoi nous parlons ; sait comment il faut faire, qu'elle intègre le message et surtout arrive à l'appliquer dans les moments les plus importants : quand ça va MAL.


C'est quoi "être ancré"?

Comment faire ?

Et quand je vais vraiment mal, que je n'ai envie de rien d'autre que ma couette et que peut-être j'en culpabilise ! Comment je fais pour être ancré ?


Cette notion d'ancrage peut-être floue pour certain d'entre nous, aussi je vais essayer d'y mettre un peu plus de lumière, pour cela c'est l'image d'un bateau qui me vient à l'esprit.


Quand on ancre un bateau, c'est une chaîne avec une ancre au bout qui jetée dans l'eau afin de s'accrocher au fond. Cette action permet au bateau de rester sur place malgré la présence des vagues, du courant et du vent. Sans cette ancre, ces 3 éléments mettraient le bateau à la dérive.


Je vous entends "nous vivons sur terre et nous ne sommes pas des bateaux". Vous avez bien raison, alors jouons avec notre imagination :


- le vent = nos émotions.

- la terre = l'eau.

- nos pieds = notre ancre.


Vous voyez le bateau ?


L'ancrage nous permet de rester à notre place quand les émotions viennent et nous emportent dans leur tourbillon. Par émotions, j'entends les négatives (ou d'apprentissage) et les positives. Eh oui ! celles ci aussi nous emportent et nous déposent par moment dans des états que nous aurions préféré éviter.


Que ce passe t'il quand nous sommes dans le tourbillon ?


L'exemple sur lequel je m'appuie c'est un bout de ma vie à un moment passé, car c'est le seul exemple dont je suis certaine. A vous de voir ce qui vous parle et d'identifier vos fonctionnements, ce qui est un premier pas vers l'autonomie émotionnelle.


Dans l'exemple d'une euphorie qui m'emporte, ce qui est plus juste à dire, c'est que je me laisse emporter par l'euphorie, une joie intense et qui s’agrandit au delà de ce qui devrait-être. Je suis telle une puce qui sotte dans tous les sens, qui tourbillonne, qui fait beaucoup de vent, beaucoup d'excitation et d'électricité dans l'air. Une fois l'euphorie calmée, je peux me sentir épuisée, vidée, je peux avoir faim, je peux me sentir un peu déprimée, je peux fatiguer mon entourage et tout plein d'autre choses encore...

Dans l'exemple de la tristesse, alors c'est l'inverse qui va se produire, je vais peut-être avoir besoin de m'isoler, de grignoter, de rester au lit encore 5 minutes en plus des 20 minutes ou je me disais 5 minutes encore, d'être ronchon, d'en vouloir à mon entourage pour une broutille, ou de prendre leur action pour alimenter cette tristesse et me dire "ah je savais bien...!".


Dans les 2 cas j'ai manqué d'ancrage. Les réactions que j'ai identifiées montrent bien un besoin de compenser un excès ou un déficit d'énergie. En étant ancrée, dans le cas de l'euphorie, de la joie intense, j'aurais pu la célébrer, tout en ressentant à l'intérieur de moi cette vague de joie et me combler de cette énergie positive. Énergie que j'aurais pu partager avec mon entourage, à l'extérieur ou m'en servir de tremplin pour mener une action qui peut-être habituellement difficile. J'aurais pu me servir de cette énergie à bon escient. A la place, le fait de bouger dans tous les sens et d'être surexcitée, à fait que cette énergie s'est retrouvée à l'extérieur de moi sans que j'en profite ou que j'en fasse profiter mon entourage.

Pour l’exemple de la tristesse, le fait d'être ancrée, m'aurais permis de ne pas me laisser coincer sous ma couette en culpabilisant, car finalement c'est plus au fond de moi même que je suis dans ce moment là. J'aurais pu éviter de combler mon manque par le grignotage ou encore, j'aurais eu la force d'appeler une amie pour partager avec elle, d'entendre les mots réconfortants de mes proches.

Être ancré, c'est se sentir en sécurité dans son fort intérieur pendant que la tempête souffle dehors, pendant que nous apprenons des émotions qui se vivent en nous.


Comment faire pour être ancré ?


Il y a plusieurs méthodes et toutes sont justes, bonnes et vraies.

Il n'y a que vous qui savez et qui ressentez, faites vous confiance !


Je peux vous proposer quelques pistes, exercices pour commencer.


Dans la pratique du yoga, il y a une posture très simple, en mouvement qui permet de focaliser notre esprit et notre respiration sur autre chose que sur l’émotion qu'on laisse nous envahir. Cet exercice nous ramène au moment présent à ici et maintenant. Ça peut nous offrir une pause dans cette turbulence, ça peut nous permettre d'y voir plus clair et de mettre les actions nécessaires en place pour prendre de la distance et reprendre le dessus. Bref ça nous permet de souffler, de se détendre et possiblement trouver la sortie de cet état.


1- Posture en mouvement


Debout, pied nu de préférence

Pied joint, bras le long du corps

Mains jointes devant soi avec les doigts entrelacés

Les yeux fermés pour être avec vous même : Inspire profondément et expire longuement ) X3

Puis ouvrir les yeux et faire les mouvements suivant en simultané - inspire profondément en montant sur la pointe des pieds et en levant les bras tendus (vos bras dessinent un demi cercle devant vous), mains toujours entrelacées, au dessus de votre tête ; - expire longuement, redescendre les bras et en même temps revenir pied plat.


A faire 3 ou 7 fois minimum en vous concentrant sur ce que vous faites, ce qui se passe à l'intérieur de vous sans porter aucun jugement.


2- Respiration en conscience


Inspire profondément, l'air rempli dans l'ordre :

le ventre, le bassin

les basses côtes, le milieu du dos

la poitrine, le haut du dos et va jusqu'aux clavicules, vous pourrez même sentir votre dos se redresser au fur et à mesure.

Retenir quelques secondes

Expire, lentement en conscience, donc en gardant à l'esprit ce que vous faites.

Je vous invite à vous concentrer sur l'air qui passe au bord de vos narines à l'inspire et à l'expire, ressentez la sensation.


3- Allez marcher


Bougez ! Sortez ! Allez prendre l'air ! Marchez en ressentant chacun de vos pas, j'appelle ça "marcher avec la tête dans ses pieds"


Dans tous les cas ouvrez en grand les fenêtres chez vous pour apporter un air frais. Ce changement d'air vous procurera un calme instantané et viendra apaiser ce tourbillon. A la suite de quoi vous pourrez faire les exercices proposés ou d'autres, aller marcher et reeeespiiiiiiireeeeez, changez l'air dans votre corps aussi.


Vous pouvez pratiquer ces exercices n'importe ou avec n'importe qui. Alors, faites vous du bien!


Je vous souhaite de belles victoires, de belles expériences et rencontre avec vous même au milieu des tourbillons d'apprentissage de la vie.


Iiiinspiiiir... ...eeexxpiiiirr... ; ...iiiinspiiiir... ...eeexxpiiiirr... ; ...iiiinspiiiir... ...eeexxpiiiirr...

L'air qui rentre chatouille l'entrée de mes narines... rien ... l'air qui sort chatouille la sortie de mes narines... rien ... on recommence...

Les soins que je propose ne se substituent en rien aux traitements médicaux déjà en cours ou à venir.

Vos médecins sont présents pour vous accompagner sur vos besoins médicaux. Ils sont les seuls à pouvoir vous indiquer le traitement à suivre.

 

Les soins n'ont aucune connotation érotique.

Si lors d'un soin un(e) client(e) a des paroles ou intentions déplacées alors le soin prendra immédiatement fin et sera dû.

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